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Une approche de l'évolution du piano Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
27-03-2006
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Une approche de l'évolution du piano
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On a pensé à redresser le cordier des pianos à queue, pour faire en quelque sorte des pianos à queue droit, les pianos-girafes


Piano girafe tchécoslovaque du début du XIXe siècle...

Ou cet autre signé Andreas Klein de Vienne (vers 1810)

 

Mais aussi les pianos dits «pyramides»


Conrad Graf, Vienne 1829. De style empire, la caisse porte en son centre l'aigle à deux tête, symbole de l'Empereur d'Autriche. Le clavier repose sur deux caryatides. La mécaniques viennoise à marteaux suspendus dont ce piano est équipé est beaucoup plus légère que la mécanique viennoise traditionnelle et répond à la moindre sollicitation du doigt sur la touche. Cet instrument impressionnant, su son ample et d'une qualité qui faisait la réputation de Graf est remarquable par son décor extravagant, sans rigueur de style. Fabriqué pour un magnat hongrois, son inscription signifie que Graf était facteur à la cour autrichienne, poste auquel il fut nommé en 1824. Caisse en acajou, 6 octaves du fa1 au fa6, mécanique viennoise à marteaux suspendus, cordages bicordes du fa1 au si1 puis tricordes du do2 au fa6, quatre pédales : una corda, basson (sur une partie du clavier), Céleste,  forte.


Leopold Sauer, Prague vers 1805  Ce piano pyramidal est assez typique de style, bien que la présence d'une pendule sur la partie supérieure de la caisse soit plutôt inhabituelle. Cet instrument marquq la renaissance de la forme pyramidale introduite au milieu du XVIIIème siècle par Christian Ernst Friederici et d'autres facteurs mais abandonnée vers 1760. Ce piano est muni de mécaniques allemandes suspendues (Hängende) qui lui donne un toucher relativement léger bien que ce témoin ne soit pas en état de fonctionnement. Sauer se spécialisait surtout dans les pianos à queue verticaux et pyramidaux, celui-ci étant un des rare ayant survécus. Caisse en cerisier, panneau supérieur en acajou chantouré. 5 octaves fa 1 au la 5. Mécanique Häangende Prellzungenmechanik. Cordage bicorde (fa1 si2 puis tricorde do3 au la5).

 

Ou encore...

Piano-harpe Kuhn & Ridgeway (?), Baltimore 1857. Cet instrument possède un cadre métallique dont la partie supérieure est exposée et décorée pour imiter une harpe. D'une tessiture de 7 octaves (do-1 au do7) il est équipé de cordes verticales. La table d'harmonie ne dépasse pas le point d'attaque des marteaux ce qui confère au piano une sonorité plutôt grêle. Instrument expérimental, il dura fort peu.



Dernière mise à jour : ( 29-03-2006 )
 
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