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Page 2 sur 5  Bartolomeo Cristofori
On a l'habitude de penser l'histoire des instruments de musique comme celle, généalogique, des princes : il faut des ancêtres, des parentés, là où n'est que la capacité inventive et plastique des humains. Certes, on n'invente pas à partir de rien, mais ce qu'on invente ne préexiste pas, sinon dans l'imagination et le rêve. C'est Bartolomeo Cristofori (1655-1731), facteur de clavecins, accordeur et luthier d'abord à Padoue, qui est l'inventeur du piano. Ferdinand de Médicis, de passage à Padoue en 1687 remarque les instruments de Cristofori. Ce dernier suit le prince sur le chemin du retour à Florence où il s'installe. On conserve des factures de 1790-1993 d'instruments livrés à la cour, dont il reçoit bientôt des subsides réguliers. On pense que son atelier, aux Office côtoyait celui des ébénistes. En 1713 il est facteur d'instruments de la cour, et en 1716 conservateur des instruments de la cour. Il entreprit la construction de son nouvel instrument en 1698 qu'il acheva en 1709, après avoir trouvé le système d'échappement des marteaux.  Le système Cristofori en 1709 d'après Adlung, Musica Mechanica Organoedi (1768)  Cristofori, 1726, dernière conception ?
 Piano Cristofori, Florence 1722. Museo degli Strumenti Mausicali di Roma
Il appela son instrument Gravecembalo col piano e forte, qu'on simplifia en pianoforte, parce qu'il était le seul instrument à clavier qui pouvait être joué forte et piano. Le compositeur Ludovico Giustini (* 1685) dont on ne sait rien, publia en 1732 12 Sonate da cimbalo di piano e forte detto volgarmente di martellatti où il indique les dynamiques. Il s'agit des premières oeuvres sinon écrites, du moins publiées pour le piano.
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