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René Di Rollo, rappelons le, collabore bénévolement au sein de l'association Musiques Vivantes. Il répond gracieusement à vos questions et est toujours prêt à vous aider, au même titre que des dizaine d'autres professionnels qui se sont investis à titre personnels et pour qui il n'y a plus de barrière ou de différence entre vie personnelle et vie professionnelle. Rappelons par exemple que Jean Jacques Trinques en plus de son métier d'accordeur à Carcassonne et à Foix a écrit un ouvrage remarquable sur la maison Pleyel et a été l'instigateur (pour ne pas dire le créateur) du Musée du piano à Limoux, comme d'autres ont oeuvré à des traductions d'ouvrages ou passé énormément de temps à des travaux musicologiques, sans que leurs noms soient forcément cités d'ailleurs.

René Di Rollo travaille dans une société, Accord Atelier Restauration de Pianos (AARP) (ex Piano Croix-Rousse) à Caluire (Lyon) depuis plus de trente ans. Cette société nous aide tout particulièrement et est sans doute l'une des plus sérieuses sur le marché. Il est normal que nous lui fassions un petit coup de publicité, sans forcément non plus être exclusif des autres. Cette société vient de mettre en ligne son site, vous pouvez aller le consulter.

 
Une approche de l'évolution du piano Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
27-03-2006
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Une approche de l'évolution du piano
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Bartolomeo Cristofori

On a l'habitude de penser l'histoire des instruments de musique comme celle, généalogique, des princes : il faut des ancêtres, des parentés, là où n'est que la capacité inventive et plastique des humains. Certes, on n'invente pas à partir de rien, mais ce qu'on invente ne préexiste pas, sinon dans l'imagination et le rêve.

C'est Bartolomeo Cristofori (1655-1731), facteur de clavecins, accordeur et luthier d'abord à Padoue, qui est l'inventeur du piano. Ferdinand de Médicis, de passage à Padoue en 1687 remarque les instruments de Cristofori. Ce dernier suit le prince sur le chemin du retour à Florence où il s'installe. On conserve des factures de 1790-1993 d'instruments livrés à la cour, dont il reçoit bientôt des subsides réguliers. On pense que son atelier, aux Office côtoyait celui des ébénistes. En 1713 il est facteur d'instruments de la cour, et en 1716 conservateur des instruments de la cour. Il entreprit la construction de son nouvel instrument en 1698 qu'il acheva en 1709, après avoir trouvé le système d'échappement des marteaux.

 

 
Le système Cristofori en 1709
d'après Adlung, Musica Mechanica Organoedi (1768)


Cristofori, 1726, dernière conception ?

 


Piano Cristofori, Florence 1722. Museo degli Strumenti Mausicali di Roma

Il appela son instrument Gravecembalo col piano e forte, qu'on simplifia en pianoforte, parce qu'il était le seul instrument à clavier qui pouvait être joué forte et piano. Le compositeur Ludovico Giustini (* 1685) dont on ne sait rien,  publia en 1732 12 Sonate da cimbalo di piano e forte detto volgarmente di martellatti où il indique les dynamiques. Il s'agit des premières oeuvres sinon écrites, du moins publiées  pour le piano.



Dernière mise à jour : ( 29-03-2006 )
 
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