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Sauvetage d'un Erard de 1833-1834

Ce très bel instrument a été récupéré "en pièces" et est en cours de restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
Un restaurateur en Bourgogne : Patrice Sauvageot Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
30-03-2006
Index de l'article
Un restaurateur en Bourgogne : Patrice Sauvageot
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mier jour, j'ai repéré un mauvais accord. Ce­pendant mon employeur ne voulait pas m ap­prendre. Alors je l'ai fait seul. Une fois les ateliers fermés, je restais souvent le soir et je m'entraînais. De même, mon patron ne com­prenait pas comment je pouvais aller au concert après une rude journée de travail. Mais c'est justement après de telles journées qu'il faut y aller ! »
Accords et désaccords
Et c'est en se perfectionnant dans les réglages que Patrice Sauvageot fit la connaissance d'un pianiste, organisateur des « Rencontres musicales de Cluny », Cyril Huvé. « Il a voulu que j'examine son piano, un Erard de 1856 qu'il avait acheté à un restaurateur parisien. Je lui ai préparé ce piano pour son enregistrement de l'inté­grale des Lieder de Liszt (Adda AD 484). Et alors que la restauration avait été mal
faite, j'ai opéré des réglages. Pour ma pre­mière restauration d'un piano ancien, ce fut une expérience extraordinaire. » Une expé­rience renouvelée depuis auprès de nom­breux artistes. Car Cyril Huvé n'était que le premier d'une longue série. Et un musicien tel que Paul Badura-Skoda n'a pas été le dernier à faire confiance à ce restaurateur autodidacte qui dit les choses simplement et prépare divine­ment bien les instruments. De même, Pa­trice Sauvageot a étroitement collaboré avec Claire Chevallier, la partenaire de Jos van Immerseel dans un superbe enre­gistrement de pièces à deux pianos de Saint-Saëns, Franck, Infante et Poulenc paru récemment (lire notre «coup de cœur » dans le numéro 38, page 86, ndlr). Pour cet enregistrement, la pianiste uti­lisa un Erard de 1905 (n° 87625) réglé dans les ateliers de Patrice Sauvageot.
Quelques années plus tôt, il avait préparé pour cette talenteuse musicienne un Erard de 1886 utilisé pour un disque consacré à Saint-Saëns, Liszt et Ravel. Le travail auprès des artistes intègre égale­ment la préparation du piano pour les concerts. Et Patrice Sauvageot tient à as­sister aux répétitions afin de tester l'acou-tique de la salle et l'aisance du musicien avec l'instrument. Souvent, à l'issue de la répétition, les pianistes refusent que le professionnel touche au piano car ils ont peur de retrouver ensuite un son différent pour le concert. Dans ces moments de « trac », tout doute est insupportable et les artistes - même s'ils ne sont pas pleine­ment satisfaits du piano - souhaitent conserver les sensations et les acquis de la répétition. Le technicien est alors d'abord confronté au refus du musicien qu'il doit avant toute chose persuader du bien-
 
  

Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
 
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