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Présentation Articles Un restaurateur en Bourgogne : Patrice Sauvageot
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Notre vocation est née de la volonté d'un collectioneur lyonnais, René Di Rollo, qui depuis plus de 30 ans restaure et entretient de très beaux pianos, principalement de facture française. Vous trouverez au travers de ces pages une présentation de notre association, du musée, des compétences ainsi que depuis peu, depuis en fait la mise à jour du site, un outil dynamique qui vous permet : - comme avant, de nous laisser un message (rubrique contact), plus élaboré
- mais surtout de bénéficier d'un centre de ressources à base d'articles et de documents téléchargables, de commentaires
- de questions et de réponses à la manière d'un forum (questions / réponses), en créant un compte
- d'un puissant moteur de recherche interne et externe (externe avec google sur le web)
- d'autres fonctionalités seront également à venir
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Un restaurateur en Bourgogne : Patrice Sauvageot |
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Ecrit par Administrateur du site
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30-03-2006 |
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Page 1 sur 4 Patrice Sauvageot travaille en Borgogne à côté de Cluny. Il a notamment restauré l'Erard de concert de Cyril Huvé, mais aussi certains certains instruments de Paul Badura-Skoda, Claire Chevallier la partenaire de Jos Va Immerseel. Cet artisans est un autodidacte de la restauration qui travaille non loin de Christopher Clarke. Nous nous permettons de reproduire ici un article paru dans Piano Magazine, puisque cette revue hélas ne paraît plus pour le moment.
| | article paru dans Piano Magazine n°40 | mai-juin 2004 | | | | | | | | Patrice SauvageotAUTODIDACTEDE LA RESTAURATIONLorsque l'on demande à cet artisan discret sa définition d'un restaurateur de qualité, il délivre quelques mots simples qui ont, pour lui, valeur d'exemplarité : la patience, la curiosité, le goût du bricolage - au sens positif du terme -, l'imagination et la conscience de la conception et de la création. Le travail de Patrice Sauvageot, accordeur et restaurateur autodidacte, est celui d'un passionné. Reportage : Céline Marie - Photos : Michel Piquemal | | | | | | | I nstallé à deux pas de Cluny, en Saône-et-Loire, et de son collègue et ami Christopher Clarke - un restaurateur et facteur d'exception que connaissent bien les artistes et les amoureux du pianoforte -, Patrice Sauvageot restaure et prépare les pianos dans la plus grande discrétion. Alors que Christopher Clarke prend soin des instruments les plus anciens, Patrice Sauvageot se charge, quant à lui, des pianos allant de l'époque romantique à aujourd'hui. Car notre restaurateur voue une véritable passion au son romantique et, à mesure qu'il entend les instruments modernes, ce sentiment s'exacerbe : « Des mécaniques viennoise ou anglaise au piano moderne, le son s'est épaissi ; sa clarté est intéressante mais aucun chant de la table d'harmonie ne parvient vraiment jusqu'à notre oreille alors que la vraie caractéristique du piano romantique était de chanter. » Incontestablement, les instruments qui apportent ce supplément d'âme au discours du restaurateur, qui font briller ses yeux, sont les pianos Erard. Cependant, alors que les archives sont difficilement consultables, il est toujours malaisé de | savoir comment restaurer ces instruments. « Les Erard ont des basses magnifiques et une mécanique extrêmement compliquée. On a l'impression de vraiment changer le cours des choses en travaillant sur ces pianos car ils répondent très bien à nos gestes, à nos réglages. Jamais je n'ai vu le moindre défaut de fabrication sur un Erard, s'enthousiasme Patrice | Sauvageot. La mécanique de Pleyel est différente de celle d'Erard. Chopin n'a-t-il pas écrit que lorsqu'il n'était pas en forme, il préférait un Erard, le toucher du Pleyel étant un peu plus difficile. » Notre restaurateur, quant à lui, aime mieux les aigus des Pleyel et les basses des Erard. D'ailleurs, à une certaine époque, la manufacture Ga-veau, espérant réaliser ce savant mélange, ce dosage « parfait » entre les deux autres marques françaises, prétendait en réunir le meilleur dans ses pianos. Mais comment cet engouement spécifiquement lié au piano national s'est-il développé chez notre restaurateur ? Car son parcours, sans aucun doute, est celui d'un autodidacte. Employé pour faire des placages sur les instruments - dont il ne connaît rien à l'époque -, il est très vite attiré par la mécanique : « Mon premier contact avec l'instrument s'est fait par le biais de l'ébénisterie. Mais le meuble ne m'intéressait pas tant que le bricolage. Le fait de voir un instrument réglé m'enthousiasmait. Vous savez, cette impression que tout est ainsi dans l'ordre des choses. Et j'ai tout de suite entendu les différences sonores, comme si mon oreille avait toujours fait cela. Dès mon pre- | | | | | | | |
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Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
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