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René Di Rollo, rappelons le, collabore bénévolement au sein de l'association Musiques Vivantes. Il répond gracieusement à vos questions et est toujours prêt à vous aider, au même titre que des dizaine d'autres professionnels qui se sont investis à titre personnels et pour qui il n'y a plus de barrière ou de différence entre vie personnelle et vie professionnelle. Rappelons par exemple que Jean Jacques Trinques en plus de son métier d'accordeur à Carcassonne et à Foix a écrit un ouvrage remarquable sur la maison Pleyel et a été l'instigateur (pour ne pas dire le créateur) du Musée du piano à Limoux, comme d'autres ont oeuvré à des traductions d'ouvrages ou passé énormément de temps à des travaux musicologiques, sans que leurs noms soient forcément cités d'ailleurs.

René Di Rollo travaille dans une société, Accord Atelier Restauration de Pianos (AARP) (ex Piano Croix-Rousse) à Caluire (Lyon) depuis plus de trente ans. Cette société nous aide tout particulièrement et est sans doute l'une des plus sérieuses sur le marché. Il est normal que nous lui fassions un petit coup de publicité, sans forcément non plus être exclusif des autres. Cette société vient de mettre en ligne son site, vous pouvez aller le consulter.

 
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Ecrit par Administrateur du site   
23-03-2006
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Un intérêt historique
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ImageLa révolution française a été un tournant exceptionnel dans l'évolution de la facture instrumentale, notamment par l'émergence d'un instrument nouveau, fort décrié en son temps, le piano. En corollaire, une classe nouvelle émergeait en France, celle de la petite et moyenne bourgeoisie. Le piano a été parmi les facteurs les plus distinctifs de " la prise de pouvoir " de ce nouveau monde. Chaque intérieur de l'époque se devait d'exposer un instrument, souvent joué par les jeunes filles de maison. Le piano qui pouvait être un simple meuble musical servant à l'interprétation de transcriptions d'opéras modernes, voir un instrument plus digne d'un Chopin, d'un Kalkbrenner, les virtuoses de l'époque et artistes encore plus adulés que ceux d'aujourd'hui.
Les facteurs d'instruments à claviers ont rivalisé d'ingéniosité pour créer des instruments toujours plus sonores, plus grands, ou au contraire plus à même de rentrer dans un petit intérieur. Les ébénisteries des meubles ont suivies les modes, du pseudo-Louis XVI, en passant par le Charles X, le style Directoire et bien sûr... le Napoléon III ou encore plein d'autres avatars de styles...
Une véritable dialectique s'est instaurée entre facteurs et compositeurs, ces derniers demandant à chaque fois plus de la part des instrument. Henri Pape, facteur français du XIXème, dont les ateliers ont ferme en 1889, a déposé par exemple plus de 187 brevets concernant le piano. A la demande de Liszt, la maison Erard n'a eu de cesse de moderniser ses instruments pour les rendre toujours plus puissants et virtuoses. Celui-ci n'hésitait pas à mettre son nom en avant pour vanter les mérites des instruments de la marque, et ainsi pour Chopin et Pleyel.
Les compositeurs de l'époque ont utilisé ce formidable media, tout à fait comparable pour le siècle passé aux gramophone, " pick-up " et autres chaînes hi-fi... pour être reconnu. Si parmi tous les virtuoses de l'époque on a surtout retenu les noms de Liszt ou Chopin, en revanche leurs instruments ont été vite oubliés, remisés dans des granges ou greniers, réapparaissant au hasard de brocantes.


Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )