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Restauration en cours par René Di Rollo (AARP) : Erard, Paris, 1869, piano à queue

La caisse de cet élégant piano de 7 octaves est en bois teinté d'un noir très profond qui met en valeur les motifs et les filets en or moulu (un aliage imitant l'or) de la ceinture et du couvercle. L'intérieur en citronier forme, lui aussi, un contraste agréable avec le noir de la caisse. L'instrument repose sur trois pieds en balustre à quatre facettes également décorés de motifs en or moulu. Il fut construit à la mort de Pierre Erard, l'inventeur de la mécanique à double échappement. Après sa disparition, la maison déclina progressivement. Ce piano, qui reçut une médaille d'Honneur à l'Expossition de Paris de 1867, fut réalisé à l'apogée du succès de la maison Erard (voir dans la section Articles l'ouvrage rédigé par Pierre Erard sur la Manufacture Erard vers 1850). Il s'agit d'un instrument exceptionnel, tant par sa beauté que par la plénitude et son émission sonore et bien évidement son intérêt musical.

 
Sauvetage d'un Erard historique Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
03-04-2006
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Sauvetage d'un Erard historique
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 Ce très bel instrument a été récupéré "en pièces" et est en cours de restauration. Il s'agit d'une des plus lourdes restaurations entamée à ce jour par René Di Rollo, du fait du mauvais état de l'instrument, de certaines pièces manquantes, de l'important travail de recherche sur plusieurs années qui a du s'ensuivre, pour un résultat au final très intéressant. En effet, il s'agit semble t'il d'une pré-série (N°3)finale d'Erard avant mise en fabrication datant sans doute de 1833. Le n°3 a été simplement marqué au crayon de bois sur l'ensemble des pièces constitutives du piano. René Di Rollo possède heureusement par exemple des placage d'époque de la maison Erard pour ce sauvetage. 
 Piano à queue Erard sans numéro de série "officiel" (marqué n°3, sans doute le troisième exemplaire d'une pré-série) vraisemblablement de 1833. En tout point proche (à part les pieds) du n° 13916 de 1837 (Coll. privée) (illustration issue de Rifiorir d'Antichi Suoni, Trois siècles de piano, p75.

 

 

 

 

plan du mécanisme à double échappement (Atelier Ad Libitum, dessin)
Position actuelle des barres. Les x indiquent les positions premières
 

 
  

 

 

 

 

Vues de dessous, barrage renforcé du piano

Le parchemin mentionne un prix de 1834

Des vues globales de l'instrument en pièces à son arrivée. On peut parler d'état désastreux et de sauvetage. La patiente (récupération, identification des pièces, recherche des plans, essence de bois et placages d'époque joue ici un rôle essentiel)



Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
 
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