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Notre vocation est née de la volonté d'un collectioneur lyonnais, René Di Rollo, qui depuis plus de 30 ans restaure et entretient de très beaux pianos, principalement de facture française. Vous trouverez au travers de ces pages une présentation de notre association, du musée, des compétences ainsi que depuis peu, depuis en fait la mise à jour du site, un outil dynamique qui vous permet :

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Pierre Goy Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
26-04-2008
ImageFREDERIC CHOPIN 
1810-1849
Polonaises KK1Va nos 3, 5 et 8. Variations op. 2. Nocturnes
op. 9 nos 1 à 3 et 72. Mazurkas op. 7 nos 2,4 et 68 n° 2.
Lento con gran espressione.
Pierre Goy (pianoforte).
Lyrinx LYR247, distr.
Abeillemusique.com (CD : 12,02 €).

Révélation, d'abord, d'un instrument, copie par Christopher Clarke d'un Conrad Graf de 1826 dont on admire la sonorité sombre et veloutée. Pierre Goy l'a choisi pour évoquer le passage de Chopin par Vienne, à la fin de son adolescence. En fidèle élève de Vlado Perlemuter, Goy joue avec une retenue, une profondeur de sonorité et une subtilité rythmique qui prennent parfois le pas sur l'héroïsme ou la pure ivresse, ce dont souffrent - un peu - les Variations sur La ci darem la mano. De même le pianiste pourrait être plus « superficiel », plus vif dans les polonaises. Cela étant, le reste du programme, son versant élégiaque, bénéficie d'un art du rubato (les nocturnes !) et, plus généralement, d'une connaissance du style de jeu propre à l'interprétation chopinienne rares.
Tout sonne juste, avec une intelligence du texte et de l'instrument que l'on ne connaît à aucun autre album Chopin enregistré sur un piano ancien (Huvé, Lubimov, Cohen, Schoonder-wort...). Pierre Goy ne force jamais les limites du somptueux Conrad Graf, il en tire une variété de couleurs, d'ombres, d'attaques magiques, avec un soin quasi amoureux que bien peu de ses confrères manifestent à l'égard de l'instrument à clavier. L'élégance toute patricienne de ce pianiste, sa pudeur expressive ne sont en rien de la froideur ; son art du belcanto pianistique est d'une perfection telle qu'il faudrait que nombre de chanteurs l'écoutent !
Espérons que cet album Chopin, admirablement enregistré, aura bien bientôt une suite, et n'oublions pas que Pierre Goy avait gravé la première des Années de pèlerinage de Liszt sur un piano de concert Lipp 1870 (un album passé totalement inaperçu en France, Cantando 9814). Alain Lompech / Diapason sept. 2006

Dernière mise à jour : ( 26-04-2008 )
 
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