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Erard n°13652 (1837) Meuble en palissandre, cadre 5 tenons, fausse table. Cinq cordes doubles montées sur agrafes à rouleaux, le reste des cordes étant en triple. Clavier 78 notes, 6 octaves 1/2 de Do à Fa. Mécanique Erard à double échappement. Dimensions : longueur 238 ; largeur 132 ; hauteur 97 cm. Le grand Erard des salles de concerts Louis Philippardes. Il conservera un siècle durand le double échappement et sa construction de cadre renforcé. |
Tous les pianos réunis dans l’église Saint-Jacques ont fait l’objet de dons, certes majoritairement de professionnels mais aussi de quelques amateurs. Construits à diverses époques de la facture, ils présentent tous une spécificité qui les caractérise. Néanmoins, selon Jean-Jacques Trinques, c’est une volonté d’authenticité qui prédomine avant tout: « Ici, pas de course au plus ancien ou au plus décoré Nous verrons bien sûr quelques raretés, mais nous découvrirons surtout les modèles les plus en vogue et les plus représentatifs de leur époque. Des pianos de monsieur tout-le- monde, ou, si vous voulez, du grand monde si l’on considère l’ob jet par la symbolique d’élévation sociale qu’on lui attribuait naguère. L’ensemble est bien présenté. Chaque piano porte son explicatif avec son année de fabrication et ses principales caractéristiques.» Pleyel n°1559 (1830) Meuble en palissandre, clavier 78 notes de Do à Fa. Mécanique à simple échappement. Dimensions : largeur 126 ; longueur 226 ; hauteur 94. Ce piano fait partie de la première série à avoir reçu un dessus de clavier de forme cylindrique en remplacement des tablettes utilisées jusqu'alors. D'où le terme de cylindre pour désigner cet élément du meuble afin de ne pas le confondre avec le couvercle du haut. |
Deux siècles de facture Jean-Jacques Trinques souhaitait un plan précis permettant au public une découverte optimale : la nef centrale est consacrée à une présentation chronologique; de part et d’autre, quatre chapelles réunissent des pianos classés par thème. La première chapelle est ainsi destinée à montrer l’évolution de la structure harmonique du piano droit, du cadre en bois au piano moderne. On peut donc admirer une dizaine de pianos ouverts, disposés en demi-cercle, ainsi que des coupes. Les spécialistes remarqueront là un instrument Debairi (l’inventeur de l’harmonium et du piano mécanique) avec un système d’étouffoirs indépendant et difficile d’accès puisque placé derrière les cordes, sur la table d’harmonie. La deuxième chapelle est dédiée au facteur Pape, dont on peut notamment admirer un grand carré et un piano console. Gabriel Pleyel n°1439 (1831) Meuble en acajou flammé, cadre en bois. Cordes doubles sur toute la longueur, à l'exception des cinq premières. Mécanique à lames, clavier 78 notes, 6 octaves 1/2 de Do à Fa. Inconnu du grand public, Gabriel Pleyel est le frère cadet de Camille, tous deux enfants d'Ignace Pleyel. Dissident, il travaille seul puis s'associe avec un certain Pujol pour fabriquer des pianos de 1827 à 1832. |
La troisième chapelle, quant à elle, met l’accent sur les différences de taille des pianos. Trois petits modèles, un junior Klein des années 1960, un Pleyel scolaire de 1890 et un missionnaire, côtoient un piano pneumatique, malheureuse ment dépourvu de sa mécanique. Enfin, la quatrième chapelle rap pelle les liens étroits qui unissaient jadis musiciens et religion. Des pianos noirs, sobres, presque austères, avec des dispositifs de la fin du XIX siècle y sont exposés: un piano harmonium et un piano pédalier conçu pour l’étude de l’orgue surprendront les visiteurs. Pape n°1878 (1829) Meuble en acajou, piano carré, cadre bois. Clavier 78 notes, 6 octaves de Fa à Fa. Mécanique anglaise, marteaux en peau. Quatre pédales : forte, sourdine, céleste et luth. Jean-Henri Pape (1751-1831) créa sa propre entreprise en 1818. On lui doit l'adoption du feutre pour les marteaux en 1826 et le montage des cordes croisées en 1827-1828. |
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