|
|
Présentation Collections privées et musées La collection GISCLARD
Flash
|
René Di Rollo, rappelons le, collabore bénévolement au sein de l'association Musiques Vivantes. Il répond gracieusement à vos questions et est toujours prêt à vous aider, au même titre que des dizaine d'autres professionnels qui se sont investis à titre personnels et pour qui il n'y a plus de barrière ou de différence entre vie personnelle et vie professionnelle. Rappelons par exemple que Jean Jacques Trinques en plus de son métier d'accordeur à Carcassonne et à Foix a écrit un ouvrage remarquable sur la maison Pleyel et a été l'instigateur (pour ne pas dire le créateur) du Musée du piano à Limoux, comme d'autres ont oeuvré à des traductions d'ouvrages ou passé énormément de temps à des travaux musicologiques, sans que leurs noms soient forcément cités d'ailleurs.
René Di Rollo travaille dans une société, Accord Atelier Restauration de Pianos (AARP) (ex Piano Croix-Rousse) à Caluire (Lyon) depuis plus de trente ans. Cette société nous aide tout particulièrement et est sans doute l'une des plus sérieuses sur le marché. Il est normal que nous lui fassions un petit coup de publicité, sans forcément non plus être exclusif des autres. Cette société vient de mettre en ligne son site, vous pouvez aller le consulter. |
|
Ecrit par Administrateur du site
|
|
29-03-2006 |
|
Page 6 sur 6  |  | Schmidt est présent à Paris de 1788 à 1822. Mais il est surtout connu comme le co-inventeur de la guillotine. Pendant la Révolution, il arrêtera d'ailleurs la facture de pianos pour se consacrer à la construction de guillotines, avant de revenir finalement à ses instruments. Les créations de ce facteur sont extrêmement rares et un autre de ses pianoforte, postérieur, car daté de 1827, est visible au musée de la Musique de Paris. Parmi la cinquantaine de pianos de Jean-Claude Gisclard, quelques-uns seulement datent de la fin du XVIIIe siècle. On remarque ainsi un instrument signé Willmann, facteur inconnu des spécialistes. Ce petit piano carré construit vraisemblablement entre 1780 et 1800 a été restauré en janvier 1823 par un certain F.B. Simonnet, établi à Montauban. En acajou, avec un double filet de buis, ce piano est en très bon état. Un autre piano carré, un Dackweiller de 1789 (n°692), fait partie de la collection de Jean-Claude Gisclard. Ce petit bijou en noyer verni vient de lui être offert par un couple de Strasbourg qui souhaite ainsi voir survivre cet instrument. Plusieurs autres pianos attirent l'attention des spécialistes, à l'image de ces deux modèles Érard. Le premier, un petit piano carré en acajou de 1806 (n°6811), est une pièce très intéressante. Le même, construit deux ans plus tard, en 1808, et portant le numéro 7488, est exposé au musée de la Musique de Paris et deux autres instruments identiques sont répertoriés, l'un à Stuttgart et l'autre aux États-Unis, dans le Michigan. Le second piano carré Érard est un instrument de 1810 portant le numéro 7820. Autre | | | Ces pianos anciens ont tous une histoire, des caractéristiques qui leurs confèrent une âme. Certains sont susceptibles d'être classés. | 11 - Piano Pleyel de concert de 1845. 12 - Piano grand carré construit vers 1840 par Rousselot et Descombes. 13 - Érard grand concert forme clavecin de 1847 (n°19 582) joué et signé par Thalberg. 14 - Piano carré Dackweiller de 1789 (n°692) en noyer verni. 15-Le maître des lieux au milieu de ses pianos et de ses partitions anciennes. |  |  | style, autre instrument du début du XIXe siècle, un piano carré Astor de Londres daté de 1810 (n°234). Jean-Claude Gisclard l'a acheté en 1996 chez un brocanteur de Toulouse pour 3500 francs, un prix dérisoire pour un tel « objet ». Enfin, un grand carré Aloys Boch de 1823 en acajou flammé attire fréquemment l'œil du spécialiste étant l'un des rares instruments français à posséder une mécanique viennoise. Mais Jean-Claude Gisclard possède de nombreux autres petits bn'oux, que ce soit ce piano Pleyel de concert de 1896 en parfait état et à la sonorité exceptionnelle, cet Érard forme clavecin de 1847 (numéro 19 582) en érable moucheté joué et signé par le virtuose Thalberg (sur le sommier, à gauche), ce piano grand carré de 1820 en acajou flammé de Cuba signé par les facteurs parisiens Bontron et Duport (numéro 186), ce piano grand carré de 1870 du facteur de Stuttgart Christian Oehler (l'un des derniers pianos carrés construits en Europe), un grand carré Frost construit à Strasbourg en 1846 (numéro 3550), un grand carré Pape en acajou flammé de 1827 (numéro 1343) ou encore plusieurs autres Boisselot, Érard ou Pleyel. L'une des dernières acquisitions de Jean-Claude Gisclard est un piano à queue Érard de 1904. La femme qui a souhaité le lui céder affirme qu'il s'agit d'un piano ayant appartenu à Maurice Ravel. Vendu à la famille de cette femme par la légataire universelle du compositeur et provenant de Saint-Jean-de-Luz, ce piano est en parfait état. Il accueille le visiteur pénétrant dans la première pièce du château de Saint-Bauzille. Et l'introduit dans ce magnifique voyage au cœur d'un patrimoine, hélas menacé de disparition. ■ |
|
|
Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
|
|