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Sauvetage d'un Erard de 1833-1834

Ce très bel instrument a été récupéré "en pièces" et est en cours de restauration.

 

 

 

 

 

 

 

 

 
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Ecrit par Administrateur du site   
31-03-2006
Index de l'article
La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
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JOS VAN IMMERSEEL
 
  
 
 
 
un grand charmeur, mais c'est un peu comme avec le chocolat : on ne peut en consommer trop. Et puis vous savez, le- répertoire français peut parfaitement être joué sur un instrument du type du clavecin de Griewisch d'après Mietke. Un instrument de ce type est beau­coup plus universel. Quant aux clavecins an­versois, j'ai beaucoup travaillé dans ma ville sur des instruments originaux et le conserva­teur d'honneur du musée Vleeshuis, Dr Jea­nine Lambrechts-Douillez, m'avait même permis de jouer sur un instrument splendide, reconstruction d'un Ruckers de 1644 par Hubert Bédard, le facteur parisien. Je suis donc suffisamment en contact avec les clave­cins anversois pour ne pas avoir besoin d'en avoir un parmi mes instruments. » Mais bientôt, une autre surprise nous at­tend au fil de la visite : un clavicorde ! Cet instrument, fabriqué par Joris Potvlieghe (2003, Tollembeek) d'après Philipp Jacob Specken ( 1743, Stockholm), possède une sonorité douce qui évoque irrémédiable­ment une certaine époque. Est-ce là un jouet, reflet d'un passé révolu, l'élément « décoratif » de cette collection ou bien s'agit-il d'un véritable instrument ? « Un clavicorde est une combinaison de deux choses : c'est un instrument de musique inti­me pour lequel beaucoup de compositeurs ont écrit pendant trois cents ans et c'est un instru­ment d'exercice qui était utilisé par les orga­nistes pour pouvoir développer un toucher professionnel. Cari Philipp Emanuel Bach dans son Essai sur la véritable manière de jouer les instruments à clavier dit claire-
 
 
CI-DESSUS ET CI-CONTRE, PIANOFORTE DETMAR HUNGERRERG (2001) D'APRES JOHANN FRITZ (1814, VIENNE).
 
 
Griewisch a découvert en Suède, dans une toute petite ville, un instrument signé Miet-ke. Après analyse de ce dernier, deux fac­teurs, dont Matthias Griewisch, sont arrivés à la conclusion que sans aucun doute les deux instruments de Berlin étaient bien de la main de Mietke. Et à partir de cela, nous avons pu faire une reconstruction d'un clavecin à deux claviers, dans la lignée de celui qu'avait en­tendu Bach. » Car c'est véritablement à ce genre de rencontres d'exception que le musicien flamand doit de posséder au­jourd'hui des instruments rares et pré­cieux.
D'un tout autre style, un second clavecin, conçu par Michel de Mayer (1983, Bruxelles) d'après Carlo Grimaldi (1697,
Messina), offre à Jos van Immerseel la so­norité et les caractéristiques d'un clavecin sicilien. Mais pourquoi donc n'y a-t-il pas dans cette collection un clavecin français et surtout flamand que le visiteur, évidem­ment, s'attend à découvrir chez un musi­cien anversois amateur de musique ba­roque ? La réponse de l'intéressé est claire : « J'ai joué pendant vingt ans un clavecin français. L'inconvénient est que ces instru­ments sont assez limités quant au répertoire. Sur un Blanchet, on peut jouer magnifique­ment du Couperin, sur un Taskin, du Bal-bastre. Mais déjà, jouer du Couperin sur un clavecin Taskin devient un exercice périlleux car l'instrument n'est pas suffisamment clair, surtout dans le grave. Le clavecin français est
 
 

Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
 
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