|
|
Présentation Collections privées et musées La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
Flash
|
Piano carré John Broadwood & Son, Londres, fin XVIIIème
Comme d'habitude chez Broadwood, le repérage exact par le n° de série de l'instrument relève du jeu de piste (Broadwood a changé plusieurs fois de numérotations et les archives ont brûlée... heureusement les indications John Broadwood puis John Broadwood and Son au singulier, puis au pluriel en fonction de l'établissement progressif de ses enfants dans la firme et enfin Broadwood au décès de John sont souvent plus sûres, notamment pour les pianos carrés, le système de numérotation de ces derniers étant différents des pianos à queue). En tout cas, pour celui-ci, aucun doute n'est permis. Cet instrument nous est arrivé en très bon état. Il s'agit d'une mécanique anglaise à simple pilote. Broadwood ayant réalisé son premier piano en 1771, la réputation de l'instrument ci-contre était déjà bien établie. Sa mécanique à simple pilote comporte un underdamper en cuivre breveté en 1783 : on le surnomma peacock damper (étouffoir paon) en raison de sa courbe gracieuse. Les pointes d'accroche sont à droite du piano tandis que les chevilles sont à l'arrière. Cette disposition produisait un timbre très agréable. Cet instrument enrichit la collection de Broadwood (un autre carré, même époque, intérêt pour la caisse et un queue de 1831, tous deux malheureusement n'ayant pas aussi bien traversés le temps). |
|
La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel |
|
|
|
|
Ecrit par Administrateur du site
|
|
31-03-2006 |
|
Page 6 sur 11 | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | tions qui valent à Jos van Immerseel quelques inimitiés dans le petit milieu de la musique classique ? En tout cas, une chose est sûre, sa vision de l'instrument historique est claire et parfaitement saine. Pas de fanatisme en vue de ce côté-là ! Mais pour comprendre l'extrême pointillisme dont font preuve les spécialistes des instruments historiques, il est nécessaire de considérer l'importance de la restauration qui seule - et si elle est réalisée par un professionnel - permet de conserver à l'instrument son caractère historique. Avant d'aborder ce sujet qui lui tient à cœur, Jos van Immerseel insiste sur le fait que, même s'il n'est pas lui-même restaurateur, il côtoie depuis des années les meilleurs de la planète dont le travail le fascine. Puis, lancé sur ce thème, il devient intarissable : « Ce que je vais vous exposer n'est pas tant ma vision que la philosophie des grands restaurateurs d'instruments de musique qui aboutissent apparemment | tous à la même conclusion. Et il n'y a pas de discussion à avoir sur cette philosophie. On peut discuter beaucoup sur les détails mais pas sur le fond. La première chose à se demander est la suivante : veut-on restaurer la musique | ou bien l'instrument, ce qui n'est pas nécessairement la même chose ? Si l'on veut restaurer la musique, cela veut dire que l'on veut retrouver le triangle compositeur-instrument-oreille. Et cela signifie que l'on souhaite respecter le plus possible ce que le compositeur avait en tête ou ce qu'il a connu. Mais nous n'avons, pour cela, que la partition, l'instrument et des documents secondaires. Et dans ce contexte, l'instrument est, selon moi, tout autant un témoin crucial que la partition. Pour illustrer ce point de vue, je me référerai à deux citations récentes de Benjamin Britten et Francis Poulenc qui ont rappelé tous deux combien l'instrument est décisif. Donc, à mon sens, la grande discussion qui consiste à se demander siBee thoven n ' aurait pas préféré les instruments modernes s'il les avait connus ne veut rien dire, puisque s'il les avait connus, par définition, il n'aurait pas composé la même chose. Ce discours est, à la base, stérile et stupide. C'est comme si l'on se demandait ce qu'aurait fait Napoléon s'il avait | | | | | | | | | | | | | | |
| | | | | | | |
|
|
Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
|
|