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Présentation Collections privées et musées La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
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Restauration en cours par René Di Rollo (AARP) : Erard, Paris, 1869, piano à queue
La caisse de cet élégant piano de 7 octaves est en bois teinté d'un noir très profond qui met en valeur les motifs et les filets en or moulu (un aliage imitant l'or) de la ceinture et du couvercle. L'intérieur en citronier forme, lui aussi, un contraste agréable avec le noir de la caisse. L'instrument repose sur trois pieds en balustre à quatre facettes également décorés de motifs en or moulu. Il fut construit à la mort de Pierre Erard, l'inventeur de la mécanique à double échappement. Après sa disparition, la maison déclina progressivement. Ce piano, qui reçut une médaille d'Honneur à l'Expossition de Paris de 1867, fut réalisé à l'apogée du succès de la maison Erard (voir dans la section Articles l'ouvrage rédigé par Pierre Erard sur la Manufacture Erard vers 1850). Il s'agit d'un instrument exceptionnel, tant par sa beauté que par la plénitude et son émission sonore et bien évidement son intérêt musical. |
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La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel |
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Ecrit par Administrateur du site
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31-03-2006 |
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Page 5 sur 11 | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | ra différente, ce qui est très frustrant. Car la différence de toucher entre un pianoforte historique et un piano moderne est du même niveau que celle entre un hautbois et une clarinette ! C'est extrêmement différent. Donc forcément, à moins d'être passionné par la facture ancienne, la plupart des artistes, dans de telles circonstances, jettent l'éponge et décrètent que ce n'est pas intéressant pour eux. Et je comprends cela, je ne le condamne pas. Il est seulement dommage que les conservatoires n'informent pas les étudiants à leurs débuts, en leur offrant un accès possible à cette autre façon de faire de la musique », déplore-t-il. Différence de sonorité et de toucher donc qui rend difficile l'exercice du pianoforte pour un virtuose habitué à « frapper » les touches de son piano. Sans doute. Mais virtuosité et violence sont deux choses bien différentes nous rappelle Jos van Immerseel, affirmant que sur un piano comme sur un pianoforte il ne faut jamais forcer. « Vous savez, on peut très bien imaginer Serguei Rachmaninov jouer sur un instrument historique car il possédait une technique de doigts très légers (le fameux jeu perlé) qui correspond très bien à l'esprit du jeu sur piano historique. La technique d'aujourd'hui, en revanche, ne passe pas sur piano historique et, selon moi, ne passe pas vraiment non plus sur piano moderne ! C'est bien souvent du catch, de la boxe. Chaque pianiste devrait travailler une semaine dans la cabine de réglage d'une manufacture de pianos et il changerait sa façon de toucher le clavier. D'ailleurs, j'apprécie beaucoup plus de clavecinistes que de pianistes parmi les artistes actuels qu'il m'est donné d'entendre. » N'est-ce pas plutôt ce genre de déclara- | | | | peux faire uniquement ce que je veux faire, mais c'est un luxe que je paye cher. » Car l'interprétation historique - ou la querelle des anciens et des modernes - divise et passionne le sérail musical depuis déjà quelques bonnes années. Et à trop vouloir placer en adéquation musique et instrument et donner des œuvres sur un pianoforte qu'aurait pu entendre ou jouer le compositeur, bref à vouloir à tout prix recréer le contexte historique idéal, certains musiciens se sont commis avec de véritables casseroles, discréditant aux yeux - et surtout aux oreilles - de tous une pratique musicale pourtant salutaire. Chez Jos van Immerseel, aucune ambiguïté dans le discours : si le pianoforte | n'est pas jouable, il est exclu de poser les doigts sur son clavier. Mais si les instruments anciens ou copies d'anciens de qualité sont disponibles - et c'est le cas bien entendu - et si les pianistes peuvent y avoir accès, pourquoi tant d'interprètes actuels rejettent-ils catégoriquement l'instrument historique ? La réponse de Jos van Immerseel ne se fait pas attendre : « Un pianiste qui fait son premier pas vers l'instrument historique et qui n'a même jamais joué sur un clavecin va effectivement être désorienté dans un premier temps et se sentir assez inexpérimenté, un peu comme un débutant devant un piano. 11instrument ne correspondra pas à ce qu'il veut entendre, la réaction directe entre ses doigts et le son se- | | | |
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Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
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