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La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
31-03-2006
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La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
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Eterna, Jos van Immerseel est déjà forte­ment engagé dans la diffusion de la mu­sique baroque. Son but premier est de n'interpréter les œuvres anciennes que sur des instruments historiques. Quelques musiciens audacieux relèvent le défi avec lui. « Au début de l'aventure, c'était un qua­tuor, surtout axé sur la musique baroque. Puis en 1988, un producteur d'Amsterdam m'a proposé l'enregistrement de tous les Concertos de Mozart. J'en assurais la partie piano ainsi que la direction. Et les disques (chez Channel Classics, ndlr) ont eu un grand succès. C'est ce projet qui a véritable­ment lancé Anima Eterna. A la fin du pro­cessus d'enregistrement de ces concertos -par ordre chronologique - nous étions trente mu­siciens », se souvient Jos van Immerseel. Aujourd'hui, si la philosophie est inchan­gée, la musique baroque n'est plus la seule à avoir les faveurs de sa formation orches­trale. Les grands romantiques sont égale­ment « revisités » et Anima Eterna vient d'enregistrer Totentanz de Liszt - avec Jos van Immerseel à la baguette mais pas au clavier, car on ne peut pas jouer et diriger en même temps chez ce compositeur de génie. Un enregistrement à paraître dans quelques mois qui dévoile le son d'excep­tion d'un piano Erard de 1886, l'un des instruments de la collection privée du maître. Puis l'ensemble se lancera dans le Premier Concerto de Brahms avec Alexei Lubimov au piano. Et en 2005 est prévu l'enregistrement du Concerto pour la main gauche de Ravel. Mais Jos van Immerseel a également une vie musicale en dehors de son orchestre, jouant en musique de chambre ainsi qu'en solo. Il nous livrait récemment un disque de Mélodies de De-
 
 
bussy où il accompagnait Sandrine Piau (Naïve). Et en ce début d'année paraît un superbe enregistrement de pièces à deux pianos de Saint-Saëns, Poulenc, Infante et Franck, gravé en duo avec la pianiste Claire Chevallier sur deux instruments Erard de 1897 et 1904 (lire notre chronique « coup de cœur » dans ce numéro, ndlr). Une parfaite illustration - s'il en était be­soin - de la philosophie musicale du pianiste flamand et de son rapport à l'in­terprétation historique. «Vous savez, ajoute-t-il, pour interpréter, il faut dépasser les notes. Et alors vous êtes confronté à des di­zaines de disciplines artistiques (l'ébéniste-rie...) ou scientifiques (histoire, littérature, anthropologie, langues, etc.)... llfauts'inté­resser à tout, excepté à deux choses - enfin en ce qui me concerne -, la politique et l'argent ! »
Mais comment ce boulimique de mu­sique, possédant certes une capacité de travail ahurissante, fait-il pour trouver le temps nécessaire à tant de projets exi­geants ? « Dès l'âge de 16 ans, je menais de
front piano, clavecin, orgue, direction et même composition, donc j'ai l'habitude ! », explique-t-il, assez étonné que cela nous paraisse conséquent, surtout en comparai­son avec ce qu'ont pu réaliser, en une vie, des musiciens tels que Mozart et Bach... Puis il ajoute : « Mais vous savez, avec les années, j'ai diminué mon champ d'intérêt. Je ne joue presque plus d'orgue ; je ne compose plus et je ne joue plus de musique contempo­raine ; de même, à part au clavecin, je ne fais presque plus de musique de la Renaissance et même encore plus ancienne comme je le fai­sais dans le passé. » Nous voilà rassurés ! Mais une question se pose inéluctable­ment : est-ce cet homme que certains qua­lifient de fanatique 1 Explications : « Je suis exigeant, c'est tout. Et cela dérange. Schubert, dans ses écrits, était intransigeant sur l'utilisation des tempi. Irait-on dire qu'il était fanatique, un véritable obsédé des petits détails ? Si je veux jouer Mozart sur piano an­cien, j'en ai le droit tant que je n'empêche pas les autres de faire comme ils le souhaitent. C'est ma liberté. Je suis arrivé à un stade où je
 
 

Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
 
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