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Restauration en cours par René Di Rollo (AARP) : Erard, Paris, 1869, piano à queue

La caisse de cet élégant piano de 7 octaves est en bois teinté d'un noir très profond qui met en valeur les motifs et les filets en or moulu (un aliage imitant l'or) de la ceinture et du couvercle. L'intérieur en citronier forme, lui aussi, un contraste agréable avec le noir de la caisse. L'instrument repose sur trois pieds en balustre à quatre facettes également décorés de motifs en or moulu. Il fut construit à la mort de Pierre Erard, l'inventeur de la mécanique à double échappement. Après sa disparition, la maison déclina progressivement. Ce piano, qui reçut une médaille d'Honneur à l'Expossition de Paris de 1867, fut réalisé à l'apogée du succès de la maison Erard (voir dans la section Articles l'ouvrage rédigé par Pierre Erard sur la Manufacture Erard vers 1850). Il s'agit d'un instrument exceptionnel, tant par sa beauté que par la plénitude et son émission sonore et bien évidement son intérêt musical.

 
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Ecrit par Administrateur du site   
31-03-2006
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La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
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JOS VAN IMMERSEEL
 
  
 
 
  
 
nationaux dont le premier prix du Concours de clavecin de Paris en 1973, Jos van Immerseel se concentre sur le pia­no, le pianoforte et le clavecin, sans ja­mais parvenir à privilégier un seul de ces instruments. La nécessaire - mais trop ra­re - curiosité envers la facture semble avoir été inscrite dans ses gènes. Il est vrai que son apprentissage musical lui a appor­té sur un plateau les meilleures conditions de découverte des instruments. Alors qu'il fait ses études, dans les années 60, au conservatoire d'Anvers, le piano le plus récent sur lequel il lui est donné de jouer est... un Pleyel de 1947 ! A disposition des élèves, des Gaveau, Erard, Pleyel, Blûthner, Bechstein, Grotrian-Steinweg ou Steinway affichent leurs différentes so­norités. « C'était l'époque qui voulait cela car aujourd'hui le conservatoire d'Anvers, comme les autres, n'a que des instruments modernes à offrir, essentiellement japonais ou allemands », regrette Jos van Immerseel.
Lui ne déviera pas de cette trajectoire de diversité instrumentale. Une règle d'or : obtenir le meilleur - orchestres, musi­ciens, instruments - pour donner le meilleur de lui-même. Après des années
de collaboration avec quelques-uns des orchestres les plus intéressants d'Europe, des années également passées à enseigner à la Schola Cantorum de Bâle, au CNSM de Paris, au conservatoire Sweelinck d'Amsterdam ou encore au conservatoire de sa ville natale, Jos van Immerseel saute le pas. Il crée son orchestre en 1987, Ani­ma Eterna. Et s'entoure de musiciens qui épousent ses convictions. « Dans les or­chestres traditionnels, explique-t-il, la diplo­matie et la discipline étaient souvent de ri­gueur au détriment de l'élan de la passion et de la communication dans les rapports hu­mains et musicaux. Par ailleurs, il fallait être gentil et répéter le plus rapidement possible pour être redemandé. Bref, ne pas pousser son rôle et son engagement trop loin. » Une vision de la vie orchestrale profondément antinomique avec la sienne, lui qui a ap­pris la direction selon les rites de la « vieille école », auprès d'un élève de Mar-kevitch. Lors de la création d'Anima
 
 
 
 

Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
 
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