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Présentation Articles La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel
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Restauration en cours par René Di Rollo (AARP) : Erard, Paris, 1869, piano à queue
La caisse de cet élégant piano de 7 octaves est en bois teinté d'un noir très profond qui met en valeur les motifs et les filets en or moulu (un aliage imitant l'or) de la ceinture et du couvercle. L'intérieur en citronier forme, lui aussi, un contraste agréable avec le noir de la caisse. L'instrument repose sur trois pieds en balustre à quatre facettes également décorés de motifs en or moulu. Il fut construit à la mort de Pierre Erard, l'inventeur de la mécanique à double échappement. Après sa disparition, la maison déclina progressivement. Ce piano, qui reçut une médaille d'Honneur à l'Expossition de Paris de 1867, fut réalisé à l'apogée du succès de la maison Erard (voir dans la section Articles l'ouvrage rédigé par Pierre Erard sur la Manufacture Erard vers 1850). Il s'agit d'un instrument exceptionnel, tant par sa beauté que par la plénitude et son émission sonore et bien évidement son intérêt musical. |
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La collection d'instruments historiques de Jos van Immerseel |
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Ecrit par Administrateur du site
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31-03-2006 |
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Page 4 sur 11 | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | | Eterna, Jos van Immerseel est déjà fortement engagé dans la diffusion de la musique baroque. Son but premier est de n'interpréter les œuvres anciennes que sur des instruments historiques. Quelques musiciens audacieux relèvent le défi avec lui. « Au début de l'aventure, c'était un quatuor, surtout axé sur la musique baroque. Puis en 1988, un producteur d'Amsterdam m'a proposé l'enregistrement de tous les Concertos de Mozart. J'en assurais la partie piano ainsi que la direction. Et les disques (chez Channel Classics, ndlr) ont eu un grand succès. C'est ce projet qui a véritablement lancé Anima Eterna. A la fin du processus d'enregistrement de ces concertos -par ordre chronologique - nous étions trente musiciens », se souvient Jos van Immerseel. Aujourd'hui, si la philosophie est inchangée, la musique baroque n'est plus la seule à avoir les faveurs de sa formation orchestrale. Les grands romantiques sont également « revisités » et Anima Eterna vient d'enregistrer Totentanz de Liszt - avec Jos van Immerseel à la baguette mais pas au clavier, car on ne peut pas jouer et diriger en même temps chez ce compositeur de génie. Un enregistrement à paraître dans quelques mois qui dévoile le son d'exception d'un piano Erard de 1886, l'un des instruments de la collection privée du maître. Puis l'ensemble se lancera dans le Premier Concerto de Brahms avec Alexei Lubimov au piano. Et en 2005 est prévu l'enregistrement du Concerto pour la main gauche de Ravel. Mais Jos van Immerseel a également une vie musicale en dehors de son orchestre, jouant en musique de chambre ainsi qu'en solo. Il nous livrait récemment un disque de Mélodies de De- | | | | bussy où il accompagnait Sandrine Piau (Naïve). Et en ce début d'année paraît un superbe enregistrement de pièces à deux pianos de Saint-Saëns, Poulenc, Infante et Franck, gravé en duo avec la pianiste Claire Chevallier sur deux instruments Erard de 1897 et 1904 (lire notre chronique « coup de cœur » dans ce numéro, ndlr). Une parfaite illustration - s'il en était besoin - de la philosophie musicale du pianiste flamand et de son rapport à l'interprétation historique. «Vous savez, ajoute-t-il, pour interpréter, il faut dépasser les notes. Et alors vous êtes confronté à des dizaines de disciplines artistiques (l'ébéniste-rie...) ou scientifiques (histoire, littérature, anthropologie, langues, etc.)... llfauts'intéresser à tout, excepté à deux choses - enfin en ce qui me concerne -, la politique et l'argent ! » Mais comment ce boulimique de musique, possédant certes une capacité de travail ahurissante, fait-il pour trouver le temps nécessaire à tant de projets exigeants ? « Dès l'âge de 16 ans, je menais de | front piano, clavecin, orgue, direction et même composition, donc j'ai l'habitude ! », explique-t-il, assez étonné que cela nous paraisse conséquent, surtout en comparaison avec ce qu'ont pu réaliser, en une vie, des musiciens tels que Mozart et Bach... Puis il ajoute : « Mais vous savez, avec les années, j'ai diminué mon champ d'intérêt. Je ne joue presque plus d'orgue ; je ne compose plus et je ne joue plus de musique contemporaine ; de même, à part au clavecin, je ne fais presque plus de musique de la Renaissance et même encore plus ancienne comme je le faisais dans le passé. » Nous voilà rassurés ! Mais une question se pose inéluctablement : est-ce cet homme que certains qualifient de fanatique 1 Explications : « Je suis exigeant, c'est tout. Et cela dérange. Schubert, dans ses écrits, était intransigeant sur l'utilisation des tempi. Irait-on dire qu'il était fanatique, un véritable obsédé des petits détails ? Si je veux jouer Mozart sur piano ancien, j'en ai le droit tant que je n'empêche pas les autres de faire comme ils le souhaitent. C'est ma liberté. Je suis arrivé à un stade où je | | | |
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Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )
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