| | nationaux dont le premier prix du Concours de clavecin de Paris en 1973, Jos van Immerseel se concentre sur le piano, le pianoforte et le clavecin, sans jamais parvenir à privilégier un seul de ces instruments. La nécessaire - mais trop rare - curiosité envers la facture semble avoir été inscrite dans ses gènes. Il est vrai que son apprentissage musical lui a apporté sur un plateau les meilleures conditions de découverte des instruments. Alors qu'il fait ses études, dans les années 60, au conservatoire d'Anvers, le piano le plus récent sur lequel il lui est donné de jouer est... un Pleyel de 1947 ! A disposition des élèves, des Gaveau, Erard, Pleyel, Blûthner, Bechstein, Grotrian-Steinweg ou Steinway affichent leurs différentes sonorités. « C'était l'époque qui voulait cela car aujourd'hui le conservatoire d'Anvers, comme les autres, n'a que des instruments modernes à offrir, essentiellement japonais ou allemands », regrette Jos van Immerseel. | Lui ne déviera pas de cette trajectoire de diversité instrumentale. Une règle d'or : obtenir le meilleur - orchestres, musiciens, instruments - pour donner le meilleur de lui-même. Après des années | de collaboration avec quelques-uns des orchestres les plus intéressants d'Europe, des années également passées à enseigner à la Schola Cantorum de Bâle, au CNSM de Paris, au conservatoire Sweelinck d'Amsterdam ou encore au conservatoire de sa ville natale, Jos van Immerseel saute le pas. Il crée son orchestre en 1987, Anima Eterna. Et s'entoure de musiciens qui épousent ses convictions. « Dans les orchestres traditionnels, explique-t-il, la diplomatie et la discipline étaient souvent de rigueur au détriment de l'élan de la passion et de la communication dans les rapports humains et musicaux. Par ailleurs, il fallait être gentil et répéter le plus rapidement possible pour être redemandé. Bref, ne pas pousser son rôle et son engagement trop loin. » Une vision de la vie orchestrale profondément antinomique avec la sienne, lui qui a appris la direction selon les rites de la « vieille école », auprès d'un élève de Mar-kevitch. Lors de la création d'Anima | |