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Piano carré John Broadwood & Son, Londres, fin XVIIIème

Comme d'habitude chez Broadwood, le repérage exact par le n° de série de l'instrument relève du jeu de piste (Broadwood a changé plusieurs fois de numérotations et les archives ont brûlée... heureusement les indications John Broadwood puis John Broadwood and Son au singulier, puis au pluriel en fonction de l'établissement progressif de ses enfants dans la firme et enfin Broadwood au décès de John sont souvent plus sûres, notamment pour les pianos carrés, le système de numérotation de ces derniers étant différents des pianos à queue). En tout cas, pour celui-ci, aucun doute n'est permis. Cet instrument nous est arrivé en très bon état. Il s'agit d'une mécanique anglaise à simple pilote. Broadwood ayant réalisé son premier piano en 1771, la réputation de l'instrument ci-contre était déjà bien établie. Sa mécanique à simple pilote comporte un underdamper en cuivre breveté en 1783 : on le surnomma peacock damper (étouffoir paon) en raison de sa courbe gracieuse. Les pointes d'accroche sont à droite du piano tandis que les chevilles sont à l'arrière. Cette disposition produisait un timbre très agréable. Cet instrument enrichit la collection de Broadwood (un autre carré, même époque, intérêt pour la caisse et un queue de 1831, tous deux malheureusement n'ayant pas aussi bien traversés le temps).

 
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Ecrit par Administrateur du site   
21-02-2000
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La collection
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Les grandes manufactures françaises

Manufacture Erard

Piano carré Erard frères de 1802

n° 5301. 5 octaves du fa au fa. Acajou et loupe d'orme. Sébastien Erard naît à Strasbourg le 5 avril 1752 et meurt à Passy un autre 5 avril, en 1831. Ce fils d'ébéniste construit son premier piano carré de 5 octaves 1/2 en 1776.

Piano carré Erard de 1827

fausse table d'origine, 4 pédales

Pianoforte Erard de 1822

n° 25 510. La mécanique est déjà de type  " double échappement ", mécanique brevetée vers 1821-22. Il possède encore sa double table d'harmonie, qui masque le plan de cordes.

Piano à queue Erard de 1833 ?

sans numéro de série "officiel" (marqué n°3, sans doute le troisième exemplaire d'une pré-série) vraisemblablement de 1833.

Erard, Paris, 1869, piano à queue

La caisse de cet élégant piano de 7 octaves est en bois teinté d'un noir très profond qui met en valeur les motifs et les filets en or moulu (un aliage imitant l'or) de la ceinture et du couvercle. L'intérieur en citronier forme, lui aussi, un contraste agréable avec le noir de la caisse. L'instrument respose sur trois pieds en balustre à quatre facettes également décorés de motifs en or moulu. Il fut construit à la mort de Pierre Erard, l'inventeur de la mécanique à double échappement. Après sa disparition, la maison déclina progressivement. Ce piano, qui reçut une médaille d'Honneur à l'Expossition de Paris de 1867, fut réalisé à l'apogée du succès de la maison Erard. Il s'agit d'un instrument exceptionnel, tant par sa beauté que par la plénitude et son émission sonore et bien évidement son intérêt musical.

 

Piano à queue Erard de 1924

Très belle ébénisterie, piétement de style Louis XVI, époque 1924. N°113255. Modèle très rare

Piano droit Erard système ODEOLA

autre modèle non photographié appartenant à la collection : ce piano s'ouvre "en portefeuille"



Dernière mise à jour : ( 07-04-2006 )