Le public
A chaque lieu, un public... Compte-tenu de la collection et des différentes animations proposées, un très large public est attendu : Les amateurs de musique, baroque ou classique,Les élèves d'école de musique,Le public festivalier et des concerts,Les amateurs des métiers artisanaux : ébénisterie, facture, métiers du bois,Les amateurs d'objets patrimoniaux,Les professionnels.
Depuis quelques années maintenant, le public français se passionne de plus en plus pour la musique ancienne, que ce soit celle du XVIIème, XVIIIème siècles. Les Festivals et concerts consacrés à la découverte des instruments anciens, luth, théorbes, clavecins etc... se sont multipliés. Malheureusement, la volonté des pouvoirs publics n'a pas forcément suivie, et encore assez peu de budgets sont consacrés aux divers lieux qui peuvent soutenir ces initiatives souvent privées.Depuis peu, cette " redécouverte baroque " a atteint le répertoire de la fin et du début XIXème et nombre de concerts proposent désormais la découverte devant un public surpris de violons baroques et piano-forte.Contrairement aux grands violons et aux grands vins, les grands pianos ne vieillissent pas toujours bien. Pour cette raison, peu d'instruments anciens sont visibles par le public. L'amateur de musique, autant que le musicien confirmé, apprécie l'instrument, mais méconnaît souvent l'histoire de la facture instrumentale. Au détours de concerts, de présentation d'instruments, le public pose souvent énormément de questions, concernant l'évolution de la mécanique, le jeu, la fabrication et le fonctionnement. C'est pour ces raisons qu'un espace muséographique présentant de façon didactique les instruments, les pratiques instrumentales et le travail des facteurs, ne peut que rencontrer un grand succès.Le piano reste de loin l'instrument le plus pratiqué en France. Par ailleurs, la fréquentation des concerts et Festivals augmente en France régulièrement. Depuis quelques années, on observe un public orienté " baroque ", très jeune, qui se déplace de plus en plus lors de concerts de musique ancienne, alors que la musique symphonique souffre d'une image " plus vieillissante ". Au sein des classes des Conservatoires Nationaux de Musiques et des Ecoles Nationales de Musique, le piano représente 23% de l'effectif global des instruments (source Département des Etudes et de la Prospective du Ministère de la Culture, MCC/DEP, étude 1999-2000). Si l'on considère l'ensemble du public des élèves et les classes d'instruments à clavier, le pourcentage relatif passe à 26%... preuve de l'intérêt global des amateurs et de la population française pour " l'instrument roi ".
Les intervenants
René Di Rollo
René Di Rollo est facteur de piano à la Croix-Rousse depuis plus de vingt ans. Son violon d'Ingres est la facture instrumentale française du XIXème, et notamment les pianos de concert Pleyel.
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Philippe Navard
Philippe Navard a très tôt éprouvé une passion pour les pianos anciens, afin d'essayer de retrouver une certaine authenticité dans le jeu.
Il s'est passionné pour des instruments de concert contemporain de Chopin, bien évidemment Pleyel, mais aussi les pianos Erard.
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Les partenaires
Un espace muséographique vivant se doit d'être animé par une multitude de partenaires, afin de bénéficier d'effet de synergie. Ce type de projet est par exemple tout à fait à mettre en rapport avec l'excellence de l'action et la qualité d'un Musée comme le Musée des Arts Décoratifs à Lyon, qui d'ailleurs possède dans son fonds une des très rares illustrations de la facture instrumentale de clavecins lyonnais : le Donzelague. Compte-tenu du fait que ce musée peut être le fournisseur en instruments anciens de Festival comme celui du Vieux-Lyon, il nous semble intéressant également d'avoir des actions concertées, comme par exemple la présentation de concerts du Festival au sein de l'auditorium, les conférences connexes au Festival, ou la présentation au public des instruments joués lors des concerts.
De même, nous souhaitons travailler avec les facteurs d'instruments et présenter ainsi une vitrine commerciale pour des artisans de très grand talent, qui hélas n'ont pas les moyens ou la disponibilité de présenter au public leur production. L'organisation d'atelier, qui permettra de " faire toucher du doigt " au plus large public les métiers du bois de l'artisanat d'art, l'ébénisterie, les conférences, permettront d'intéresser et de faire revenir un public en quête de redécouverte de savoir-faire et de patrimoine.Enfin, l'organisation de concerts avec de jeunes concertistes du CNR, du CNSM ou de l'ENM de Villeurbanne permettra également d'avoir des actions croisées avec les institutions musicales régionales, et peut-être aussi d favoriser des lancements de carrières musicales en concertation avec les petits labels de musique français et européens.Le public scolaire est évidemment également intéressé par la découverte de métiers méconnus, d'artisanat d'art, de la facture instrumentale.
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