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Arthur Schoonderwoerd Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Administrateur du site   
26-04-2008
Arthur Schoonderwoerd
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Arthur Schoonderwoerd commence ses études de piano auprès d'Herman Uhlhorn et d'Alexander Warenberg au Conservatoire d'Utrecht (Pays-Bas), où il obtient tour à tour un diplôme d'enseignant, de concertiste et de musique de chambre en 1990, 1992 et 1993. Il fait parallèlement des études de musicologie à l'université d'Utrecht. Désirant se spécialiser dans l'étude des claviers anciens, il reçoit en 1992 une bourse de la Verenigde Spaarbank et du Prins Bernhard Fonds pour aller étudier le piano-forte auprès de Jos van Immerseel au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris. Il obtient un Premier Prix à l'unanimité dans cette discipline en 1995.
En 1996, il est nommé «Lauréat Juventus» par le Conseil de l'Europe. Pianofortiste, pianiste, clavicordiste et claveciniste, il se produit régulièrement en soliste et comme membre de divers ensembles de musique de chambre en Belgique, en Allemagne, en France, en Italie et aux Pays-Bas. Il participe fréquemment à des enregistrements radiophoniques et télévisés. Les interprétations d'Arthur Schoonderwoerd sont saluées de façon unanime par la presse.
  
Winterreise
Winterreise
Franz SCHUBERT
(1797-1828)
Winterreise
Hans Jôrg Mammel (ténor), Arthur Schoonderwoerd (pianoforte Johann Fritz, ca 1810)
Alpha 101 (Abeille). 2005.69' 

Prise de son d'une qualité époustouflante, particulièrement bien mise au service des options interprétatives de cette gravure. Notice excellente, avec de stimulantes analyses des interprètes et, en contrepoint, une passionnante analyse de la peinture de Gysbrecht Lytens proposée en couverture
Le fait n'est pas coutumier: la vraie star de cet enregistrement -ce qui n'ôte rien à l'excellence du chanteur - c'est l'accompagnement pianistique. D'abord l'instrument, puis l'interprète. L'instrument, c'est un pianoforte Johann Fritz, dont la notice nous dit qu'« il fut très probablement construit à Vienne entre 1807 et 1810 », qu'il « possède une mécanique viennoise, quatre pédales (pédales forte, una corda, sourdine, et basson en accouplement à la sourdine) et une étendue de six octaves. ». Il est encore précisé que « Johann Fritz y installa deux chevalets, l'un pour les cordes en laiton du registre grave, l'autre pour les cordes en acier des autres registres. ». Pourquoi ces précisions techniques? Parce que ces caractéristiques de facture donnent à l'exécution de l'oijvre des couleurs, des sonorités, des contrastes entre les registres, une palette de touchers absolument inédits, et confèrent infiniment de prix à ce disque. Arthur Schoonderwoerd en tire en outre des effets de narration et de caractérisation tout à fait admirables, qui ont pour conséquence de renouveler considérablement notre écoute de l'œuvre. Et cela sans ostensible volonté de faire pour autant table rase du passé en ne cessant soi-même de se certifier « d'époque », donc authentique. Il est rare que le résultat obtenu coïncide à ce point avec les intentions affichées. Et pourtant c'est bien ce à quoi l'on assiste ici. Une fois n'est pas coutume : on peut donc, pour caractériser ce disque, s'appuyer sur les propos du pianiste. Selon lui, en effet, « les ressources infinies de ce piano dans le domaine de l'attaque, du toucher et de ses multiples timbres sont comme une source d'espoir pour ces lieder sans issue chantés par cet homme qui vivait sa vie comme tant d'autres ». Et aussi : « le rythme et la vitesse de ce pas que l'on retrouve dans l'accompagnement du piano dévoilent les sentiments cachés du voyageur. ». Tout ceci est vrai. Ecoutez le caractère implacable de Gute Nacht, les graves de Der Lindenbaum, les effets de rupture dans Einsamkeit, l'économie pudique de Das Wirtshaus. Rarement le piano n'aura autant joué le rôle d'amplificateur de la psyché du protagoniste, comme s'il prenait le relais, dans l'inconscient, de ce que le chant, fin, sensible, mais mesuré, formulait explicitement. Avec tout ce que cela creuse comme abîmes, déploie comme horizon, révèle de contradiction, sous le discours simple et clair d'un protagoniste aux traits encore juvéniles et fragiles. Autre trait qui rend ce disque passionnant : le respect des tonalités d'origine, quand bien même elles rendent ardue pour le chanteur l'exécution de certaines pages. Han Jôrg Mammel chante de toutes les façons cela excellemment, avec un timbre haut placé, de la souplesse dans le jeu des registres, une façon particulière - très droite - d'émettre les aigus, et un style particulièrement raffiné. Des caractéristiques qui le rapprochent des haute-contre à la française, et qui semblent de plus en plus devenir la norme chez les ténors spécialisés dans le lied allemand. Là aussi, cela a pour conséquence de faire davantage « époque ». Ce que l'on gagne d'un côté, on le perd forcément un peu en termes de couleurs et en personnalisation de l'interprétation. Nous ne sommes pas ici en présence d'une version intello-romantique façon Fi-scher-Dieskau, ou opératique façon Vickers. Avec cette émission un rien doucereuse, nous avons davantage affaire à un récitaliste qu'à un protagoniste et, de façon générale, cette gravure propose d'ailleurs davantage une réinvention du son qu'une réinvention du mot. On pourrait croire qu'un sentiment de monotonie risquerait à terme de gagner, mais il n'en est rien : c'est à la fois incroyablement beau et émouvant. Der Leiermann, avec ses sonorités presque cristallines égrainées au piano et ce chant si finement nuancé, est sidérant d'intelligence et de sensibilité. Savoir se rendre à ce point nécessaire au milieu d'une discographie pléthorique : chapeau !
Timothée Picard
Classica nov. 2006

 

Schubert
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également chez Alpha :

pièces pour piano et Lieder de Franz Schubert avec Johannet Zomer, soprano

pianoforte copie d'après Anton Valter réalisée par Paul Poletti & Gerard Tuinman

Enregistré en janvier 2003 à la Chaux-de-Fonds (Suisse)
à la Salle de Musique Alpha 044

Chopin
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Toujours chez Alpha :

Chopin, Mazurka, valses & autres danses

piano Ignace Pleyel 1836

Alpha 040

 

 

Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )
 
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